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| Les expériences de mort imminente |
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There are no translations available. Les E.M.I. (Expérience de mort imminente) ou N.D.E. (Near-death experiences)La présence inévitable de la mort, toujours présente à nos côtés, a toujours suscité de nombreuses questions, autant d'un point de vue scientifique que religieux. Seulement il s'agit là d'un sujet qui ne peut être appréhendé empiriquement en raison de sa nature même. En effet, ne sachant pas créer la vie, la science n'est pas en mesure de conserver un corps mort afin de l'étudier pour ensuite le ramener à la vie. Il ne nous reste donc qu'une approche théorique qui se voudra, selon les cas, psychologique, métaphysique, déductive ou même totalement irrationnelle.Il existe cependant une approche différente, non pas de la mort, mais d'un état qui est qualifié, dans certains cas, d'approche de la mort, voire de mort clinique. On parle d'expérience de mort imminente (EMI) dans des circonstances qui se produisent à l'approche de la mort. Selon le Dr. Raymond Moody "beaucoup de gens ordinaires, qui ont été frôlés par l'aile de la mort, ont eu des aperçus miraculeux d'un monde de l'au-delà, un monde rayonnant d'amour et de compréhension, qu'on ne peut atteindre qu'après un voyage étonnant dans un tunnel ou un passage". Ce n'est pas un phénomène nouveau puisque l'histoire regorge de récits de ce genre. Depuis environ 25 ans, les études sur les EMI se sont multipliées et l'on s'est rendu compte que ces expériences étaient plus répandues qu'on ne le pensait. Bien entendu, aucune d'elles n'a pu aboutir à une démonstration scientifique de la continuité de la vie ou de la conscience après la mort. Cela reste une expérience personnelle, parfois mystique, qui n'est pas vérifiable. De nombreux auteurs et scientifiques affirment que "les visions de l'autre monde sont les produits du même courant imaginatif à l'oeuvre dans nos images habituelles de la mort; notre tendance à donner aux idées des formes concrètes, personnalisées et théâtrales; la capacité de nos états intérieurs de transfigurer notre perception de l'extérieur; notre besoin d'intérioriser la carte culturelle de l'univers physique; notre tendance à ressentir cet univers comme un cosmos moral et spirituel dont nous faisons partie, et où nous avons un but." Cette explication mérite d'être prise en considération mais elle ne devrait pas nous empêcher d'étudier ce phénomène dans tous ses aspects. En effet, nous disposons aujourd'hui d'une imposante quantité d'informations qui posent des questions auxquelles l'hypothèse des mécanismes physiques et psychologiques de défense à l'approche de la mort ne sont pas en mesure de répondre. Bien entendu ceci ne saurait rien prouver ni dans un sens ni dans l'autre, mais regardons de plus près ce que l'on sait actuellement. Les caractéristiques de la NDE / EMI ?D'après le Dr. Raymond Moody, on retrouve un ensemble de neuf caractéristiques qui définissent l'EMI. Il convient de souligner que, d'après les études qui ont été menées, les personnes qui ont vécu une NDE n'expérimentent pas nécessairement toutes les phases, même si c'est arrivé dans certains cas. 2. Paix et absence de souffrance 8. La montée rapide dans le ciel
L'impression d'être mortCette impression est liée dans tous les cas à la sensation de flotter au-dessus du corps ou de se trouver hors de celui-ci. Un grand nombre de personnes qui en ont fait l'expérience ne comprennent pas tout de suite que ce qu'ils sont en train de vivre a quelque chose à voir avec la mort. Ce n'est que quand ils aperçoivent leurs corps à une certaine distance qu'ils prennent conscience de ce qu'ils vivent, mais, selon le témoignange d'une femme, "c'est un moment où vous n'êtes plus la femme de votre mari, vous n'êtes plus le parent de vos enfants. Vous n'êtes plus l'enfant de vos parents. Vous êtes vous, totalement et complètement." Paix et absence de souffranceSelon les recherches du Dr. Moody, les malades qui ont une NDE ne souffrent que tant qu'ils restent conscients, dans leur corps. Mais du moment où ils se sentent dissociés du corps ils sont envahis par un sentiment indescriptible de paix et de bien-être. La sortie du corpsC'est un phénomène par lequel le sujet se sent monter dans les airs et voit son corps au-dessous de lui. La plupart des personnes qui ont vécu cette expérience affirment qu'elles continuent, même à ce moment, non seulement de posséder une conscience mais aussi de posséder une sorte de corps. Selon ces personnes, ce corps spirituel a une forme, des bras, etc., mais totalement différente du corps physique, qu'elles se sentent incapables de décrire. Le tunnelSelon le Dr. Moody, cette expérience se produit en général après avoir quitté le corps. Le sujet se sent propulsé dans une zone sombre qu'il traverse à une grande vitesse avant de déboucher dans une grande lumière blanche d'une beauté indescriptible. Il existe des cas où le sujet ne traverse pas un tunnel mais monte un escalier ou franchit une porte. Ces expériences sont nombreuses et varient d'une à l'autre, mais elle symbolisent toutes le passage dans un autre monde. Les êtres de lumièreDe manière générale, à la sortie du tunnel ou du passage, le sujet se trouve en présence de ce que le Dr. Moody a appelé des êtres de lumière, qui "brillent d'une luminosité intense et très belle qui semble tout irriguer et remplit la personne d'amour." D'après les témoignages des personnes ayant vécu cette expérience, la communication avec ces êtres de lumière est possible et se fait par des moyens non verbaux qui permettent une compréhension instantanée, comme par télépathie. L'Être de lumièreLa rencontre avec l'Être de lumière a lieu après avoir rencontré d'autres êtres de lumière. Il est souvent assimilé à Dieu, à Jésus, à Bouddha, à quelqu'un de très saint, etc. Mais dans tous les cas cet Être rayonne d'un amour et d'une compréhension illimités, ce qui fait dire à la plupart des sujets qu'ils auraient voulu demeurer auprès de lui pour l'éternité. C'est à ce moment-là que l'Être de lumière déclare au sujet qu'il doit retourner dans son corps matériel, non sans avoir pris conscience auparavant de ce qui est appelé le bilan de la vie. Le bilan de la vieAu cours de cette expérience, le sujet voit défiler devant lui toute sa vie avec ses moindres incidents, dans une vision en trois dimensions qui se situe en dehors du temps. Un aspect particulier de cette expérience et qui lui donne une grande importance aux yeux des personnes qui l'ont vécue est que, de manière instantanée, on perçoit les effets de ses actions sur autrui, autant la tristesse que le bonheur. Pendant le déroulement du bilan de vie, l'Être de lumière demeure au côté de la personne et l'aide à comprendre les événements de sa vie. Selon le Dr. Moody, "tous les gens qui ont vécu ce bilan en reviennent persuadés que l'amour est la chose la plus importante de leur vie." De même ils affirment que la connaissance est une des choses que l'on peut emporter après la mort. La montée rapide dans le cielIl semble que certains sujets ne passent pas par le stade du tunnel. Ils décrivent plutôt un sentiment de flottement, pendant lequel ils se sentent monter à une grande vitesse dans le ciel. C. G. Jung, décrivant l'expérience qu'il a eue en 1944 après une crise cardiaque, dit qu'il s'est senti monter à une vitesse vertigineuse vers un point situé bien au-dessus de la terre. L'envie de ne pas revenirD'une manière générale, la NDE est une expérience très positive, au point que les personnes qui la vivent ne souhaitent pas en revenir. Les cas sont nombreux des médecins qui se voient reprocher par leurs patients les efforts consentis pour les réanimer, mais ce sentiment de frustration disparaît rapidement pour faire place au bonheur d'être revenu. Le Dr. Moody déclare que "tous les gens avec qui j'en ai parlé disent qu'ils seraient restés s'il ne s'était agi que d'eux-mêmes. En général, ils expliquent qu'ils sont revenus pour élever leurs enfants ou bien parce que leurs conjoints ou leurs parents avaient besoin d'eux." L'espace-temps dans l'EMI/NDELa perception de l'espace et du temps pendant l'EMI diffère totalement de celle à laquelle nous sommes habitués. En effet, les personnes ayant vécu une NDE disent que le temps s'arrête, comme s'il était condensé. Le Dr. Moody raconte le cas d'une femme à qui il demandait combien de temps avait duré son expérience: "Je vous dirais aussi bien que ça a duré une seconde que dix mille ans; ce serait la même chose." La perception du temps est également modifiée. Les limites de l'espace que nous connaissons n'existent plus. Les sujets se déplacent instantanément là où ils le désirent, le fait d'y penser suffit pour s'y retrouver. Ce phénomène ne se produit que pendant que le sujet se trouve hors du corps. Par exemple, alors qu'il regarde le personnel médical s'occuper de son corps, il lui suffit de désirer se trouver dans une autre salle de l'hôpital pour s'y retrouver instantanément. Les cas sont nombreux de personnes qui ont vécu une NDE et qui sont en mesure de raconter par la suite ce qui se passait dans d'autres pièces pendant que les médecins s'occupaient d'eux en salle d'opérations. En voici un exemple décrit par le Dr. Moody, alors que le médecin réanimait une de ses patientes: "J'étais en train de lui faire un massage cardiaque; elle était sur une table d'examen du service des urgences. A un moment, l'infirmière qui m'assistait courut chercher un médicament dans la pièce voisine. Le produit se trouvait dans une de ces ampoules que l'on doit casser en se protégeant avec un mouchoir en papier pour ne pas se couper. Quand l'infirmière revint avec l'ampoule, elle était déjà brisée et je pus l'utiliser directement. Quand ma malade reprit conscience, elle regarda l'infirmière très gentiment et lui dit: Vous savez, mon chou, j'ai vu ce que vous avez fait dans l'autre pièce. Vous finirez par vous couper de cette façon. L'infirmière eut un choc. Elle reconnut que, dans sa hâte à ouvrir l'ampoule, elle avait cassé le bout sans se protéger les doigts. La malade nous dit que, pendant que nous nous occupions de la réanimer, elle avait suivi l'infirmière dans l'autre pièce pour voir ce qu'elle faisait." Les EMI chez les enfantsLes EMI chez les enfants revêtent un intérêt certain. En effet, l'enfant aborde cette expérience sans un grand bagage culturel transmis par l'environnement dans lequel il évolue, à l'inverse des adultes qui, dans leur cas, se trouvent certainement plus influencés autant par les événements de la vie que par leurs croyances religieuses. Les enfants, d'une manière générale, ont moins de chances qu'un adulte de réfléchir à des aspects de la vie comme l'au-delà, la mort, la conscience, etc. Cette situation les place dans une position privilégiée comme témoins de l'EMI, d'autant plus qu'il est rare qu'un enfant ait entendu parler des expériences de mort imminente, avant d'en faire l'expérience. Le Dr. Moody raconte l'expérience d'une petite fille opérée d'une appendicite: "Je les ai entendus dire que mon coeur s'était arrêté, mais j'étais au plafond en train de tout regarder. [...] Je flottais tout près du plafond; c'est pour ça que, quand j'ai vu mon corps, je ne me suis pas rendu compte que c'était le mien. Je suis sortie dans le couloir et j'ai vu ma mère en train de pleurer. Je lui ai demandé pourquoi elle pleurait mais elle ne pouvait pas m'entendre. Les docteurs pensaient que j'étais morte. Alors une belle dame est arrivée pour m'aider parce qu'elle savait que j'avais peur. Elle m'a emmenée dans un tunnel et on est arrivées au ciel. Il y a des fleurs merveilleuses au ciel. J'étais avec Dieu et Jésus. Ils ont dit que je devais repartir pour retrouver ma maman parce qu'elle était bouleversée. Ils ont dit que je devais finir ma vie. Alors je suis revenue et je me suis réveillée. Le tunnel où je suis allée était long et très noir. On avançait très vite dedans. Au bout il y avait de la lumière. Quand nous avons vu la lumière, j'ai été très contente. Pendant longtemps j'ai voulu y retourner. Je veux toujours retourner à cette lumière quand je mourrai. [...]" Les enfants perçoivent la EMI qu'ils ont vécue d'une manière très positive et parlent mêrme des êtres qui les ont aidés de "l'autre côté" avec une grande affection. Les enfants ne s'effrayent jamais de la EMI, comme cela est arrivé à des adultes, mais au contraire ils manifestent un intérêt et un attachement certains pour cet état dont ils ont fait l'expérience. Il est intéressant également de se demander quelle perception ont ces enfants de leur âge au cours de l'EMI. Ont-ils l'impression d'être des enfants ou des adultes? Au cours de ses travaux, le Dr. Moody s'est aperçu que la plupart d'entre eux se sont sentis adultes pendant leur EMI, sans pouvoir pourtant expliquer comment ils en sont certains. Il rapporte le cas d'une femme qui avait eu une EMI lorsqu'elle n'avait que sept ans: "C'était un jour, vers midi, quand j'avais sept ans. Je revenais de l'école pour déjeuner à la maison. Il y avait une plaque de glace au milieu de la route et j'ai couru pour glisser comme font les gosses. Quand je suis arrivée dessus, j'ai si bien glissé que je suis tombée et que je me suis cognée la tête. Je me suis relevée et je suis rentrée à la maison, pas très loin de là, mais je ne me sentais vraiment pas dans mon assiette. Ma mère m'a demandé ce qui n'allait pas et je lui ai raconté que j'avais glissé et que j'étais tombée en me cognant la tête. Elle m'a donné une aspirine, mais quand j'ai voulu l'avaler, je n'arrivais pas à trouver ma bouche. En voyant cela, elle m'a aussitôt fait allonger et elle a appelé le docteur. C'est à ce moment que je suis "passée". Je suis restée dans le bleu pendant douze heures et, pendant tout ce temps, ils ne savaient pas si j'allais vivre ou mourir. Bien sûr, je ne me souviens de rien de tout ça. Ce dont je me rappelle, c'est que je marchais dans un jardin plein de grandes fleurs. [...] Il faisait chaud dans ce jardin et il y avait beaucoup de lumière; c'était très beau. J'ai regardé dans tout le jardin et j'ai vu cet Être. Le jardin était extraordinairement beau, mais tout devenait terne en sa présence. Je me sentais complètement aimée et complètement nourrie par sa présence. C'était le sentiment le plus merveilleux que j'aie jamais connu. D'ailleurs, cela s'est produit il y a plusieurs années, mais je ressens toujours cette impression. L'Être m'a dit, sans mots: "Allons, tu dois repartir." Et je lui ai répondu de la même façon: "Oui." Il m'a demandé pourquoi je voulais rentrer dans mon corps et je lui ai dit: "Parce que ma mère a besoin de moi." A ce moment-là, je me souviens de m'être retrouvée en train de descendre dans le tunnel et la lumière devenait de plus en plus petite. Et quand elle a complètement disparu, je me suis réveillée. [...] Quand je repense à cette expérience, je me rends compte que j'étais complètement adulte quand j'étais en sa présence. Comme je vous l'ai dit, je n'avais que sept ans, mais je sais que j'étais adulte." [cf] La mort clinique et la NDE / EMINous pouvons en toute logique nous poser la question suivante: les gens qui ont vécu une EMI, sont-ils vraiment morts? La réponse logique doit être non. Purement et simplement parce que, dans nos schémas de pensée, on ne peut pas revenir à la vie une fois qu'on est mort. Mais où se situe alors la frontière entre la vie et la mort? Jusqu'à ce jour, aucun médecin n'a réussi à répondre à cette question car nous ne connaissons pratiquement rien de la physiologie de la mort. En somme, ce que nous savons c'est que ceux qui vivent une NDE "se sont trouvés plus près de la mort que la plupart d'entre nous." Qu'est-ce que la mort clinique? Par définition, on parle de mort clinique lorsqu'il n'y a plus de signe de vie, lorsque l'électroencéphalogramme est plat, ce qui veut dire que le cerveau n'enregistre plus aucun signe d'activité. Il existe cependant des cas où des patients arrivés à ce point reviennent soudain à la vie, sans qu'on puisse savoir pourquoi. Les personnes qui ont vécu une EMI alors qu'elles ont été déclarées mortes, du fait qu'elles sont revenues à la vie, ne peuvent plus être déclarées mortes, la mort étant considérée comme un état irréversible. Cependant, les différents critères de la mort clinique étaient remplis, c'est-à-dire que le coeur s'est arrêté de battre pendant un certain temps (on parle ainsi de la règle des cinq minutes qui veut qu'on cesse toute tentative de réanimation lorsqu'il y a arrêt cardiaque pendant plus de cinq minutes. En effet, le cerveau, privé d'oxygène, subirait des dommages trop importants), il n'y avait plus aucun signe d'activité respiratoire, le corps se trouvait dans un état d'hypothermie, etc. Il existe ainsi de nombreux cas qui remettent en question la définition de la mort clinique. Le Dr. Moody rapporte le cas "d'un homme que je connais [qui] avait été gravement blessé dans un accident de voiture. On l'avait amené au service des urgences d'un hôpital et, dès l'arrivée, on l'avait déclaré mort. On avait mis le corps sur une civière qu'on avait poussée derrière des rideaux de la salle d'urgences. Il y était resté pendant que les médecins s'occupaient des autres blessés. Plusieurs heures plus tard, on vint chercher le corps pour l'emporter dans une autre partie de l'hôpital. Alors que la civière commençait à rouler, le corps sursauta! Malgré l'absence de tout signal vital tel que battements de coeur ou réflexe pupillaire, cet homme était vivant... et il l'est encore à ce jour. Tentatives d'explication1. Le tunnel: souvenir de notre naissance 2. Un excès de dioxyde de carbone pour expliquer le passage du tunnel 3. L'expérience de mort imminente et les hallucinations 4. Le rôle de la religion dans la NDE / EMI 5. Les réactions de défense du cerveau
Le tunnel: souvenir de notre naissanceC'est au célèbre astronome américain, Carl Sagan que nous devons cette explication du passage dans le tunnel. En effet, celui-ci serait une réminiscence de la naissance. Elle a ceci de particulier qu'elle est une expérience commune à toute l'humanité. Dans son ouvrage "Le Cerveau de Broca: Réflexions sur le roman de l'aventure scientifique", Carl Sagan déclare, en tentant d'établir un lien entre l'expérience de la naissance et l'expérience de la mort:
Cette théorie paraît vraisemblable du fait que cette expérience est commune à tout un chacun: la souffrance de la naissance, ce passage dans le tunnel qu'est l'utérus de la mère, est suivie du sentiment de délivrance éprouvé quand on est tiré dans un monde de "lumière" habité par des personnes heureuses de nous accueillir. L'hypothèse est séduisante mais n'explique pas certains points, à savoir: - les nouveau-nés ne réagissent à la lumière que dans la mesure où le contraste entre lumière et obscurité dépasse le 70%. - en fixant son regard sur un objet, un nouveau-né ne peut focaliser qu'une petite partie de cet objet et ce de manière très brève. - les enfants de moins d'un mois sont incapables de focaliser un objet éloigné de plus de 1m 50 - le cerveau des nouveau-nés n'étant pas entièrement développé, ils ne possèdent qu'une capacité réduite d'encodage de ce qu'ils focalisent. Leur mémoire des structures et des formes est très faible. - la naissance implique pour le nouveau-né une rupture dans son "milieu". Il se trouve plongé la tête en bas dans un monde différent, où il ressent la douleur, où l'on coupe son cordon ombilical, etc. A l'inverse, l'expérience de mort imminente plonge le sujet dans une sensation totale de bonheur, peu comparable avec l'expérience de la naissance. Selon le Dr. Moody, l'expérience du passage dans le tunnel "comporte le plus souvent un déplacement rapide vers une lumière qui brille à l'extrémité du tunnel. Au cours de la naissance, le visage de l'enfant est pressé contre les parois du corps de sa mère. L'enfant n'a pas le regard tourné vers le haut, en direction d'une lumière dont il se rapproche [...]. Il ne peut rien voir du monde dans lequel il va arriver." Un excès de dioxyde de carbone pour expliquer le passage du tunnelQuand la respiration s'estompe, le niveau de CO2 présent dans le sang augmente rapidement et, passé une certaine limite, les tissus commencent à dépérir. Dans les années 1950 on avait recours au CO2 à titre thérapeutique et il existe des études qui montrent que certains patients traités au CO2 ont fait une expérience très proche du passage dans le tunnel, comme s'ils avançaient dans un cône entouré de lumière. Il s'agit là cependant du seul point commun entre les expériences de mort imminente et celles induites par un excès de CO2 dans le sang. En effet, il n'existe pas de mention d'êtres de lumière ou de vision instantanée du cycle de vie. Une étude du Dr. Sabom, cardiologue à Atlanta, présente le cas d'un patient dont on a mesuré le taux d'oxygène dans le sang "au moment même où celui-ci était en train de vivre une EMI très forte. La proportion d'oxygène était au-dessus de la normale..." L'expérience de mort imminente et les hallucinationsIl existe une théorie qui tente d'expliquer les NDE/EMI comme de simples hallucinations. Elles seraient produites par le manque d'oxygène dans le sang (voir le point consacré au dioxyde de carbone), les drogues, les situations de stress, les médicaments, etc. On a pu cependant vérifier que certains patients ont vécu une expérience de mort imminente alors que l'électroencéphalogramme (EEG) était plat, ce qui revient à dire que l'activité électrique du cerveau était inexistante. On sait en effet que même les hallucinations sont perçues par le EEG. Le rôle de la religion dans la NDE / EMILes croyances religieuses ne revêtent pas une grande importance dans l'explication du déroulement d'une expérience de mort imminente. On a constaté que le contexte religieux n'a une influence que dans l'interprétation de certains aspects de l'EMI. C'est ainsi que certains sujets identifient l'être de lumière qu'ils voient avec Dieu ou Jésus, alors que d'autres parlent de ces êtres comme des entités pleines d'amour, bienveillantes, etc. Les études menées à ce jour font état de tous les cas de figure: autant les personnes croyantes que les athées vivent des EMI. Le déroulement est le même dans les deux cas. Le Dr. Moody attire l'attention sur un fait intéressant: "même les gens très croyants reviennent d'une EMI dégagés de toute appartenance à une église plutôt qu'à une autre. Ils disent que Dieu attache plus d'importance aux composantes spirituelles de la religion que ne le font les gens dogmatiques." Les réactions de défense du cerveauIl existe une théorie qui tente d'expliquer les EMI comme une réaction à la détresse provoquée par la réalité de la mort. Le cerveau, en situation de détresse produirait ainsi les substances chimiques pouvant induire l'état de dissociation avec le corps physique ressenti pendant les EMI. On sait en effet que, dans certains cas de grand stress, le cerveau a la capacité de sécréter des endorphines plus puissantes que la morphine. Cette explication n'est toutefois pas satisfaisante pour deux raisons: premièrement on ne peut pas faire le rapprochement entre les endorphines et les hallucinations (vision d'êtres de lumière, passage dans un tunnel, etc.). Deuxièmement, cela ne pourrait pas expliquer ces cas de EMI où les sujets sont en mesure de décrire ce qui se passe autour d'eux, voire dans d'autres pièces, alors qu'ils sont censés être endormis ou "morts". Le refus de la mortL'arrivée de la mort peut être vécue par certaines personnes de manière tragique, sans pouvoir l'accepter. Ces sujets seraient ainsi donc amenés à créer des fantasmes pour nier la réalité de leur mort. Selon le Dr. Moody, cette théorie est erronée car, par définition, "un mécanisme de défense psychologique maintient les choses en l'état, puisque la psyché veut rester telle qu'elle est. Une EMI se distingue donc d'un déni de la réalité en ce qu'elle représente un profond changement. Au lieu de permettre aux gens de ne pas changer, elle les amène à aborder leur existence d'une façon totalement neuve, comme ils n'auraient jamais pensé à le faire auparavant." Récits de EMI / NDE
Notice bibliographique1. "Souvenirs de la mort", Sabom Michael B., Robert Laffont, Paris, 1983 2. "Expériences vécues de la survie après la mort", Wilson Ian, Belfond, Paris, 1988 3. "Retour de l'au-delà", Ritchie Georges, Robert Laffont, Paris, 1986 4. "Sur la frontière de la vie", Ring Kenneth, Robert Laffont, Paris, 1982 5. "Le voyage interdit", Mercier Eveline-Sarah, Belfond, Paris, 1996 6. "D'une vie à l'autre", Elsaesser-Valarino Evelyn, Dervy, Paris, 1999 7. "Les derniers instants de la vie", Kübler-Ross Elisabeth, Labor et Fides, Genève, 1996 8. "Le livre tibétain de la vie et de la mort", Rinpoché Sogyal, La table Ronde, Paris, 1993 |
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